L’ancienne chapelle

Elle date probablement du XIIème siècle. Elle est peut- être la chapelle évoquée dans le document d’archives des moines de Saint-Victor. Ils en font commande au XIIème siècle aux chevaliers locaux.

On la retrouve sous le vocable de chapelle des pénitents.

Les pénitents sont des confréries qui réunissent des hommes et des femmes qui exercent publiquement la religion catholique en portant une tenue spécifique. Ils dépendent de l’évêque.

A partir de 1267, se développe un système de confréries autonomes. Elles possèdent une chapelle et doivent s’affilier à une confrérie romaine. Leurs membres portent une robe très simple et une corde en guise de ceinture. Ils sont coiffés d’un « capirote ». Cette coiffe sert à différencier les confréries. La première confrérie locale opte pour le blanc, symbole de pureté ; la seconde est noire, puis les autres couleurs sans ordre d’importance. Chaque confrérie a une action sociale : soins aux malades, orphelinat, accueil des pèlerins…

Les chemins de Compostelle

Lors de sa restauration, une coquille a été retrouvée en façade. On peut supposer qu’elle servait de dortoir ou d’étape sur la route de Saint-Jacques de Compostelle . En effet, la route d’Italie passe par Forcalquier. Cf la carte ci-contre  (Hypothèses).

Elle sera mise en vente comme bien national le  27 prairial an IV (15 juin 1796). La chapelle est ensuite acquise par adjudication, par les sieurs Burle, Tardivy et Vassal pour 480 francs en aout 1796. Ils en font don à la commune.

En 1818, la mairie veut revendre la chapelle pour financer la réfection de la fontaine :

10 juillet 1818 : Courrier du préfet demandant une estimation de la chapelle et de la vaisselle de cave. Le prix de la vente est destiné à réparer la fontaine publique. Il faut suppléer par un droit de pâturage et recourir à une imposition locale pour payer le salaire du garde champêtre. Le préfet propose de réunir le conseil pour voter la répartition des salaires du garde champêtre sur la contribution foncière des habitants. Les 10 plus gros contribuables se joindront au conseil

30 juillet 1818 : Joseph Roux (?) maçon expert estime la chapelle à 280 francs

21 avril 1819 : Louis XVIII autorise la vente aux enchères publiques de la chapelle, en mauvais état, pour une estimation de 280 francs. Le produit de la vente doit être employé à la réparation de la fontaine publique. L’ordonnance du roi est signée par le Comte Decazes, Ministre Secrétaire d’Etat au département de l’Intérieur

29 juin 1819 : Affichage de la vente

13 juillet 1819 : courrier du maire au préfet informant qu’il n’y a pas d’acquéreur.

27 juillet 1819 : La chapelle n’a pas trouvé d’acquéreur. Pour réparer la fontaine, le préfet propose de remplacer par le droit de pâturage et de recourir à une imposition locale pour payer le garde champêtre. Le maire devra réunir le conseil accompagné des dix contribuables les plus imposés.

15 août 1819 : première vente aux enchères

Conditions générales :

  • L’adjudicataire paiera sous huitaine tous les frais
  • Dans le mois suivant la vente, il paiera la moitié de la vente
  • Il effectuera le paiement de l’autre moitié dans les 3 mois
  • Il entrera en jouissance 3 jours après la ? de l’adjudication
  • Il prendra le bâtiment dans l’état où il se trouve et il sera tenu de souffrir et consentir toutes les conditions de jouissances appelées servitudes auxquelles il pourra être légalement assujetti sans répétition d’aucune indemnité ni dommages et intérêts
  • Il sera tenu de payer les droits de timbre et d’enregistrement pour le présent acte devant et pour tout autres (?) y relatifs de la même manière que si il contractait avec un particulier
  • Le susdit bâtiment est vendu franc et quitte toutes dettes

Au premier feu, le sieur Jean Moine (?) a offert 300 francs.

Au deuxième feu, le sieur Tardivy a offert la somme de 325 francs

Au troisième feu, le sieur Jean Moine a offert 370 francs

Les enchères ont été arrêtées. Le 22 août, l’adjudication définitive sera prononcée.

22 août 1819 : Réouverture des enchères pour la somme de 370 francs, montant de la dernière enchère de Jean Moine. Antoine (?) Burle offre 390 francs. Pendant le second feu, Jean Mone offre 400 francs. Pendant la dernière enchère, Pierre Lomboie (?), voiturier, offre 425 francs. Il a été allumé deux autres feux, mais il n’y a pas eu d’enchère. La vente est acquise à Pierre Lomboie et enregistrée à Valensole le 30 août 1819 pour 26,62 francs.

Le 30 juillet 1906 : Séraphin Burle, demeurant à Allemagne, propriétaire de la chapelle loue pour 5 ans, à la mairie de Saint-Martin. Elle est louée pour servir de d’asile de nuit aux indigents passagers. Le bâtiment se compose de deux pièces et d’un galetas (habitat sordide). Le loyer est de 10 francs.

C’est une demeure privée qui ne se visite pas.

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